Hôtel Feydeau TRÈS TRÈS VITE – partenariat entre l’École Estienne et l’Odéon

Cette année, l’Odéon-Théâtre de l’Europe et l’École Estienne se sont associés autour d’un projet d’éducation artistique et culturelle.
Pour donner suite au projet Très très vite, initié par l’Odéon-Théâtre de l’Europe pendant la saison 2015-2016 et en partenariat avec la section cinéma d’animation de l’École Estienne, 12 étudiants ont réalisé 4 courts films d’animation.
Grâce à des rencontres avec les metteurs en scène, les étudiants se sont appropriés l’univers de chaque spectacle pour concevoir, grâce à de nouveaux moyens d’expression et de communication, une médiation originale s’adressant à un plus large public.

Présentation du projet par les enseignantes de l’École Estienne.

Comment et pourquoi ce partenariat entre l’École Estienne et l’Odéon-Théâtre de l’Europe est-il né ?
Angélique Daffix : Ce projet est né d’une envie de poursuivre l’action créée entre le Théâtre de l’Odéon et l’École Estienne. J’avais envie de permettre aux arts scéniques et aux arts graphiques de se rencontrer, et de travailler avec l’équipe du cinéma d’animation, le modèle existant des « Très très vite » créé par l’Odéon pouvait le permettre.

Qu’attendiez-vous de ce projet pour vos étudiants ?
Emmanuelle Tieu : Ce projet est né de deux envies : d’une part, pour l’Odéon, celle d’impliquer la jeunesse pour promouvoir les spectacles, et d’autre part, de notre côté, le fait de pouvoir proposer aux élèves un cadre défini, très précis, dans une situation professionnelle. Pédagogiquement, c’est très intéressant.
Laurence Garnesson : La création du court-métrage a confronté les étudiants à la conciliation de deux temps narratifs : celui, complexe, du spectacle vivant, traversé par l’intention scénique, et le temps donné du court-métrage qui est porté par une intention de communication. Il a fallu créer un point de vue narratif avec des décalages autour d’une trame commune : c’est le rapport entre le temps du direct, de la représentation, et celui du support immuable. Et puis s’est posée la question du sens : ne pas tout dire, donner envie.
Emmanuelle Tieu : Ce projet implique de fabriquer des images qui ne font pas partie du spectacle. Sans copier-coller les intentions du metteur en scène, il ne faut pas non plus donner de fausses informations.
Angélique Daffix : Ce que les étudiants ont su trouver pour réaliser ce pas de côté, c’est la voie poétique. Ils se sont emparés poétiquement du travail des metteurs en scène. Ils ont développé des univers graphiques personnels à partir d’images mentales, non physiques : ils ont réussi à créer des images.
Laurence Garnesson : Ce projet a été une source de joie pour les élèves parce qu’il leur a permis de rencontrer les metteurs en scène, qui ont fait preuve d’une véritable générosité. Un intérêt mutuel est né de ces rencontres, ils ont donné le grain nécessaire à la création des films. Ce projet a vu naître de très belles rencontres humaines.

Hôtel Feydeau très très vite
par Carine, Julie, Romain


épisode 1 Très très vite : Hôtel Feydeau… par TheatreOdeon

Allez-vous au théâtre ? Quelle est votre image du théâtre ? Comment avez-vous envisagé ce projet au départ ?
Carine : Nous n’allons pas régulièrement au théâtre, seulement avec l’abonnement de l’École Estienne.
Julie : Pour moi le théâtre est un art peu accessible, par rapport au cinéma par exemple. Nous avons trouvé le projet très impressionnant au départ, le fait que ce soit un cadre professionnel était très impressionnant mais cela nous a motivés.

Quelles ont été les différentes étapes de conception de vos travaux ?
Julie : Nous avons d’abord découvert la pièce, le théâtre de Feydeau, puis partagé nos inspirations. Ensuite nous avons fait des recherches graphiques.
Ensuite nous sommes entrés dans la phase de création.

étape de travail

étape de travail

Comment s’est déroulée votre rencontre avec Daniel Loayza, dramaturge du spectacle ?
Carine : Ce fut un moment très plaisant, nous avons vraiment découvert l’univers de Feydeau et celui du vaudeville de manière plus approfondie grâce à la générosité de Daniel Loayza.

Quel a été, pour vous, le principal enjeu de ce travail ?
Julie : De rendre le film aussi rythmé que pourrait le souhaiter Georges Lavaudant pour la mise en scène d’Hôtel Feydeau.

Après vous l’être approprié, qu’attendez-vous de ce spectacle ?
Carine : Nous aimerions retrouver un peu de ce que l’on a pu comprendre de la farce conjugale : l’humour, la décontraction, le rythme.

Pédagogiquement, que retenez-vous de ce projet ? Qu’a-t-il apporté à votre formation ?
Julie : C’est surtout l’enjeu professionnel du partenariat qui a soutenu notre sérieux dans ce travail, avec le respect des délais par exemple.
Carine : Cette dimension professionnelle nous a permis de nous remettre régulièrement en question dans l’avancée de notre travail.

HÔTEL FEYDEAU
d'après Georges Feydeau
mise en scène de Georges Lavaudant
Odéon 6e / jusqu'au 12 février
#HotelFeydeau

Catégories : Côté cour : accompagner la découverte

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